15 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

Elle dit, Yannick Kujawa

En 2014, lors des premières recherches de Sarah Debove autour du roman Naissance d’un pont, Yannick Kujawa s’est prêté au jeu des enregistrements. Il est resté depuis la voix masculine des textes de Maylis de Kerangal dans le cadre de cette création.
S’il sait poser sa voix, il sait également manier la plume : il est édité au sein des Editions Henry, et renouvelle l’aventure auprès de la maison d’édition Le bateau ivre.

Il y publie en octobre 2016 le texte Elle dit,

Texte que j’ai eu la chance de lire déjà – faire partie des premiers lecteurs, à qui l’on demande de laisser résonner les mots et d’en renvoyer l’écho à l’auteur. J’ai beaucoup aimé cette expérience, j’ai aimé lire ces feuillets, les lieux, les personnages, et je sais que je garderai longtemps de la tendresse pour ces mots. Tenir en main l’objet livre, la version papier d’un texte que l’on a suivi pendant des mois – deux années à dire vrai – sera un moment émouvant, et j’espère sincèrement que vous serez nombreux à découvrir à votre tour ce voyage partagé dans les paroles d’une femme.
Je me permets donc de partager ici mon enthousiasme face à cette publication, mon regard sur ce récit :

Elle dit la vie de femme de mineur, elle dit la vie de mère. Elle dit cette église en bois, loin, en Pologne, et cette autre, immense, au cœur de la cité minière dans un coin du Nord de la France. Elle dit les grèves, elle dit la fierté de son homme, elle dit le charbon qui s’infiltre et finira par vous enlever les êtres aimés. Elle dit la maison et le corps qui vieillissent. Elle dit les accords perdus de la salle des fêtes, elle dit les bals où l’on se rencontrait, elle dit la gloire des premières voitures, les premiers congés dans le Sud, l’aventure ensoleillée..
Lui écoute, reçoit, lit ce vieil article de la Voix du Nord conservé avec soin, cette photo, deux hommes dans la mine, penchés sur un plan : c’est ton père, là, ce vieux bulletin d’usine où la grand-mère apparaît. Bobines super 8. Reliques. Il y retourne semaine après semaine compiler ces souvenirs. Et à la voix de sa mère il mêle son écriture, à lui. Cherche à faire naître une troisième voix.

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Géraldine Parisy

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Présentation de l’éditeur :
YANNICK KUJAWA, ELLE DIT,

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Une cité minière du nord de la France. Une femme nous invite dans sa cuisine autour d’un café, comme cela se fait. Elle parle de ses origines polonaises, de son père, elle l’a perdu jeune, de son mari. Elle évoque ses bonheurs, sa solitude, les fantômes du passé.
« Henri était gai, il chantait tout le temps, comme mon père. Comme lui il avait de belles mains, et longues, et bronzées. Comme mon fils. Car il a les mains de son père et de son grand-père. Ses mains, on peut dire que ce sont un peu les leurs. »
Après Sommes, Yannick Kujawa continue d’explorer l’histoire familiale. Un roman mené avec économie et retenue.

elle dit couv

http://lebateauivre.fr/yannick-kujawa-elle-dit/

Sur par exemple la librairie.com

Forcément aussi sur amazon

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