01 mars 2020 ~ 0 Commentaire

Nathalie la Hargue

Février 2020 : Nathalie vient s’installer à Montreuil pour une dizaine de jours à l’occasion de la toute première Résidence // Parallèle. L’occasion de faire le point avec elle sur son parcours artistique, comme nous l’avions fait précédemment avec Sarah Debove.

  • Études

Nathalie a choisi de suivre dès le lycée un enseignement artistique : option arts plastiques et danse au lycée Lakanal. Elle se destine à passer un bac Scientifique qui se transforme assez vite en bac Littéraire.
Elle envisage déjà des études supérieures artistiques, se rêve scénographe, ou créatrice de décors pour le théâtre. C’est en fait vers la communication visuelle qu’elle se tournera : lors de Journées Portes Ouvertes elle est séduite par l’école Duperré et y intègre l’année de Mise à Niveau en ARTS Appliquées, avant de se lancer dans un BTS communication visuelle graphisme, édition, publicité, suivi d’un Diplôme Supérieur des Arts Appliqués Mode et environnement, toujours à Duperré, qui offre alors aux élèves une grande liberté et la possibilité de réaliser leurs premières expositions et de rencontrer des structures (musées, lieux culturels divers), et de nouer des contacts avec le milieu artistique.

  • Après-vous : expositions et résidences

Nathalie rencontre Laurence Yared dès l’année de M.A.N.A.A. Lors de leur année de D.S.A.A. elles mènent leurs projet personnels, et en parallèle choisissent en 2010 de créer un collectif : envie commune de se confronter aux lieux culturels et artistiques, d’y créer des installations et scénographies qui laisseront la part belle à la participation du public – c’est la naissance d’après vous.

Leur travail mêle alors graphisme, scénographie, design de mobilier, jeux de lumières, installations et performances in situ. Très souvent participatives, les installations créées à cette période laissent une large part au corps et à l’intervention du spectateur… Ça teste, ça crée, les disciplines se croisent joyeusement. C’est une période foisonnante et ludique qui les mènera à exposer et créer au sein de nombreux lieux.

- Au domaine de Chamarande, dans les salons du château en 2012 pour belle installation : Hors Champ, bibliothèque de sol. Un tapis qui lorsqu’on l’observe de plus près, est en fait composé de couvertures de livres, que l’on peut ouvrir et lire à son gré, penché ou assis sur les textes ! « Hors champs est  un sol fait de mots, d’histoires, un espace à feuilleter, à lire seul, allongé, debout ou assis, à plusieurs, à voix haute ou pour soi même. » Hors champs
- Au centre Pompidou en 2013 pour Carré au carré / Carré au carré « une installation à compléter, un sol à feuilleter, des livres à tisser, des graphismes à assembler, des motifs à danser… »
- A la Gaîté lyrique en 2013 : Pousse-toi de làPousse-toi de là « Une greffe vient bouleverser la fonction d’une chaise, d’une table : les modules apportent de la vie, de l’organique, ils font de ces objets inanimés des objets en constante évolution. Tirer ou repousser, c’est à l’usager de choisir comment dompter ces parasites… »
- A la Conciergerie de Paris : On n’y voit que du bleu

Après ces premières expériences (liste non exhaustive) et un book déjà bien rempli, Laurence Yared et Nathalie la Hargue démarrent une série de résidences, dans différents cadres :
- ARTS dans le Montreuillois en 2014 : ouf ! Enfin : leur première expérience de résidence dans le cadre scolaire et médical, mais surtout leurs premiers pas sur le territoire du Montreuillois ! Elles rencontreront une bonne partie de je cherche encore à cette occasion, à un détail près : l’association n’existait pas encore ! Voir tout en bas de la rubrique Archives pour (re)découvrir les gestes artistiques co-construits avec les acteurs locaux. C’était à l’époque Barbara Lefevbre-Montéjar qui organisait cette résidence.
- Résidence de deux mois à Saint-Lô, dans le cadre de l’usine Utopique. L’une et l’autre vont y développer et tester de nombreuses choses indépendament, mais également créer ensemble pour la restitution un impressionnant mur – d’eau. Le dossier de presse.
- Saint Circq Lapopie http://www.magcp.fr/project/nathalie-la-hargue/

 

  • Résidences et créations en solo

Après ces quelques années de travail en binôme, Nathalie la Hargue et Laurence Yared commencent – déjà au sein des résidences de recherche, comme à l’usine Utopik ou à Saint Circq Lapopie – à explorer chacune des territoires différents. Elles vont commencer différentes créations, chacune de leur côté, en s’émancipant petit à petit du collectif après-vous.

- Montflanquin : Pollen Février à mai 2015.Thème de sa résidence : Variations sur mobiliers. Réalisation d’une grande installation qui questionne le paysage Sa présentation ici / L’affiche là
- Cahors juin jardin 2015 Présentation de la résidence – on n’y voit pas les réalisations de Nathalie
- Je cherche encore ! Octobre 2015. Une semaine d’itinérance, avec pour guide les conseils des habitants : quels sont les lieux que vous trouvez agréables, où vous avez plaisir à passer un instant, une heure, avec un livre ou vos pensées ? Une voiture de bonnes chaussures un appareil photo un carnet de croquis qui se remplit un regard une exposition qui se crée au fil des jours.
- Déchets d’art Artiste en résidence pendant tout l’année 2016. Le credo de cette association :, située en Seine Saint Denis : recycler, recréer, réinventer. Une année d’animation, de médiation auprès du public, de co-création à partir d’objets et matériaux recyclés.

  • L’Islande

Puis en 2016 : départ vers l’Islande. Nathalie partage désormais sa vie entre la France et cette île magnifique, où elle vit, travaille, et a choisit de se consacrer à de nouvelles pratiques : l’encre de Chine, la peinture, le dessin, qui la mèneront également vers l’illustration et la bande dessinée. Envie d’apprendre, de prendre des risques, de se confronter à cette pratique picturale qu’elle ne maîtrisait pas. Nathalie vit l’Islande comme une grande résidence sans contraintes.

Elle participe à des expositions, travaille sur les représentations de paysages, de personnages… Puis sur l’articulation de ces deux éléments à travers des paysages inspirés de l’Islande dans lesquels émergent des figures humaines ou animales. On peut en retrouver des exemples sur son tumblr.

Juin – septembre 2019 : Exposition De mémoire d’homme, triptyque de peintures sur toile en grand format, présentée dans l’usine de Djúpavík (Cf L’image du mois 26 et 31) Voir ici.

  • Et ensuite ?

Lors de sa Résidence // Parallèle, Nathalie a principalement travaillé sur les supports : elle se sent désormais prête à exposer et faire vivre ses peintures, à les présenter en Islande et en France. Et une cohérence avec les étapes précédentes de son parcours se met en place : l’envie de se frotter à nouveau à la scénographie, de se poser des questions autour de l’acte d’exposer, là où ces dernières années la pratique pure de la peinture était ce qu’elle recherchait.
Retour aux expositions et aux mises en espace dans un avenir proche : à suivre !

 

 

 

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